
On les appelait les "triangles roses". La façon dont les nazis les traitaient était innommable. Ils auraient les écraser, sans pitié, raconte Rudolf Brazda. Son récit est bouleversant, direct et déroutant. "Auparavant, personne ne s'était jamais intéressé à cette tragédie", a-t-il confié à Têtu, pour qui il s'est souvenu des insoutenables sévices subis par les homosexuels —considérés comme anormaux et cobayes d'expériences médicales inhumaines à Buchenwald— et des amours cachées dans les blocs. "Comme nous étions homos (...) nous appartenions au groupe des handicapés. Donc, au camp, nous étions constamment avec les personnes qui souffraient de différents handicaps mentaux." Après sa sortie du camp, Rudolf Brazda a suivi son compagnon d'alors vers l'Alsace, où il a ensuite refait sa vie avec un homme et bâti lui-même sa maison.
Et hier était la Journée de la Déportation, mais quelle journée, au nom de quelle super légitimité interdit-on à ces freres de camp de participer et témoigner lors de cette journée du souvenir, pire même, à peine finie la commémoration on vient faire « disparaître » toute trace de leur exixtence, leur gerbe en souvenir de leurs souffrances, comme celles des handicapés mentaux…et des gitans.
Alors oui que fait la H.A.LD.E, ( Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité ), que font les associations
LGBT ( Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transexuels ).
Jean Pieraggi
En savoir plus
Les hommes au triangle rose Heinz
Heger, Alain Chouchan
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