Qu'entends-je ce matin à la radio? Il paraît qu'on ressens quelques prémices de relance économique.!C'est la Chine qui en serait l'origine...Et aux Etats-Unis, quand les démocrates reprochent à Obama une insuffisance des moyens pour conjurer la « Crise », des Républicains manifestent leur ferme opposition aux prises de participation de l'Etat dans le monde de la finance!
L'une des plus grande banque américaine, dont j'ai oublié le nom,mais qui vient de réaliser une année de profits plus que confortables, veut s'empresser de se libérer de l'aide gouvernementale... Pas question qu'on vienne voir ce qui se passe dans ses tiroirs-caisses!
En France quand nos journalistes bienveillants interrogent nos gouvernants, tous ces derniers sans exception expliquent, le plus sérieusement du monde, que nos difficultés actuelles sont évidemment imputables à la « Crise » qui, bien sûr, n'est pas française, mais mondiale!
Est-ce à dire qu'avant tout allait pour le mieux, que notre pays parfaitement gouverné, allait vers une amélioration du pouvoir d'achat, de l'emploi, de la prise en charge des mesures de santé, enfin d'une meilleure qualité de vie pour nos concitoyens dans un environnement de mieux en mieux protégé? Aurais-je à ce point vieilli que mes capacités visuelles, que mes facultés auditives et intellectuelles amoindries m'auraient porté à ne pas m'en rendre compte? C'est même « bien plus pire » comme on dit dans le midi...Je crois bien que, non seulement je n'ai rien perdu de mes moyens, mais j'observe que nous allons continuer dans la politique de l'autruche. Car la « Crise » d'aujourd'hui, c'est la conséquence de l'inconséquence de nos dirigeant français, européens ...mondiaux!
Jean-Luc Porquet, dans le Canard Enchaîné de cette semaine nous demande si nous nous souvenons du « consensus de Washington » qui date des années 70(*), quand le FMI et la Banque mondiale mettaient au point un projet comprenant quatre grandes mesures:
N'avons-nous pas vu tout ce programme se mettre tranquillement en place pour en venir où nous en sommes aujourd'hui... Entrains d'accuser une crise que l'on a alimenté joyeusement depuis plus de trente ans pour satisfaire les appétits de certains capitalistes, avides de profits à court terme, tandis que, dans le même temps, la part des salaires ne cessait de diminuer?
Nos dirigeants ont-ils pris la juste mesure de la situation, en vue d'en tirer la leçon? Et convaincus alors de cette évidente erreur politique (tout le monde peut se tromper) décider de s'orienter vers le bon sens? Ils le voudraient peut-être, dans leur for intérieur (soyons indulgents), mais ce sont leurs amis qui se trouveraient, du coup, dans la crainte de perdre un avantage qu'ils s'étaient soigneusement aménagé. On les voit bien revenir vers leurs coutumes habituelles et se mettre un « bouclier » de protection contre trop de surveillance !
On aura du mal à calmer
l'appétit des goinfres!
Armel GIEN
Secrétaire de Section
Parti Socialiste La Londe
(*) C'était du temps de Giscard qui s'était mis en position de préparer notre d'Estaing
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