Ah la presse !
Elle voudrait nous faire croire que le congrès a été un échec, qu’il ne s’agit que d’une guerre des chefs (voir Le Parisien) que le grand parti pour lequel des millions d'électeurs ont voté, avec
sa candidate à la présidentielle, est en fait liquidé, « foutu » !
Que de succès pourtant pour le parti socialiste... législatives, régionales, municipales, sénatoriales, pour un parti qui est soit disant fini voilà qui est bien contradictoire !
Certainement ils auraient préféré, pour mieux pouvoir justifier leur propos une synthèse
qu’ils auraient, sans doute avec raison, qualifiée de « molle ». Que n’auraient-ils pas dit alors à propos du manque de clarté de la ligne politique !
Et bien non, les socialistes rentrent chez eux grandis de ce congrès avec une majorité de militants représentés par leurs délégués qui ont applaudis massivement à une orientation plus à gauche de notre parti en rejetant toute alliance possible avec le Centre droit, non pas pour des raisons de personnes, mais parce que clairement le centre droit est adepte, j'emploie à dessein ce mot car il s’agit d’une idéologie, d’une politique économique néolibérale dont tout le monde peut maintenant se rendre compte de ses limites et de ses effets catastrophiques. Seuls 30 % veulent encore orienter le parti vers ces politiques désastreuses, 70 % ne le veulent plus et affirment clairement le besoin d’une régulation économique d’Etat, la nécessité d’autres politiques financières au niveau mondial, d’une autre Europe qui permette de développer des politiques de relance, qui permette d’imposer peu à peu aux autres pays des normes sociales pour avoir accès au marché européen.
Les socialistes reviennent grandis car ce sont les militants qui vont choisir à travers le choix du premier fédéral la ligne politique que le parti socialiste proposera aux français et non pas des calculs d’arrière boutique. Ligne politique innovante, lucide sur la mondialisation actuelle mais qui ne veut pas laisser faire ceux pour qui le profit rapide est le seul credo, ceux qui laissent les peuples régresser socialement sans aucune vergogne.
En fait deux lignes s’opposent, celles de Benoît Hamon, et très voisine de Martine Aubry, et à contrario celle de Ségolène Royal.
Alors, cher(e)s camarades, pourquoi trois candidats, me direz-vous ?
Martine Aubry, au congrès à soutenu jusqu’à dimanche matin la candidature de Benoît Hamon pour rassembler les 70 % de militants qui sont à peu de chose près sur la même ligne politique, certains d’ailleurs plus récemment que d’autres, et c’est tout à leur honneur de changer d’avis quand les évènements démontrent qu’il le faut. Martine Aubry a porté la motion D tout au long de ce congrès et ses camarades de la motion lui ont demandé d’être candidate pour continuer à porter le travail fait et dimanche matin elle a accepté.
Seule elle même pourrait dire pourquoi, et je ne pourrait qu’affabuler en parlant à sa place, je ne m'y risquerait pas.
Le n’y vois pour ma part aucun souci sachant que lorsque l’on représente le vote de nombreux camarades, il est logique « d’aller jusqu’au bout » et puis des différences politiques subsistent encore entre les deux motions, si on choisit l’une, au lieu de l’autre c’est pour elles.
Il est logique de les porter jusqu’à la fin du congrès.
Quant à la candidature de Ségolène Royal, elle est bien évidemment cohérente avec son orientation politique complètement différente.
Certains me demandent, et le vote utile ?
Ma réponse est qu'au premier tour, tous les camarades qui ont soutenu la motion C n’ont pas à changer leur vote, cela n’apportera rien de plus et ne changera rien, il y aura de toute manière un second tour.
Au contraire en continuant à soutenir la motion C, ils lui donneront plus de force et de légitimité pour, je l'espère, être la motion gagnante au second ou, et influer sur la ligne du parti.
Cher(e)s camarades, je vous demande donc, si vous le voulez bien, de voter pour les candidatures de Benoît Hamon , au niveau national, et de Marc Vuillemot au niveau fédéral, lesquelles sont des candidatures du renouveau et du renouvellement.
Dans le respect de tous les camarades socialistes quelque soit leur choix, car pour moi
il n’y a pas et ne doit pas avoir ni de délit ni de déni d’opinion !
Amitiés
Cécile Laublet



