Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 16:30

ci.jpgHier Jean-François Copé annonce la création d'un groupe de travail pour étudier le problème du renouvellement des papiers d'identité.

 

Aujourd'hui Brice Hortefeux promet la modification du décret encadrant le renouvellement des papiers d'identité.

 

En janvier dernier j'avais demandé au Ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux de modifier le décret de 2005 encadrant le renouvellement des papiers d'identité qui avait engendré des situations inacceptables et fortement préjudiciables pour beaucoup de citoyens français contraints d'apporter la preuve de leur nationalité. Plus de 7000 personnes ont à ce titre signé la pétition www.rendeznousnotrenationalite.fr que j'avais lancée pour obtenir un décret inversant la charge de la preuve

 

Le Ministre de l'Intérieur a aujourd'hui assuré à l'Assemblée nationale que la présentation d'une carte nationale d'identité (CNI) plastifiée ou un passeport électronique suffiront désormais à prouver sa nationalité française pour renouveler ses papiers, reconnaissant qu'il existait "encore, ici ou là, quelques tracasseries parfaitement inacceptables".

La mobilisation de nombreux élus et citoyens sur ce sujet fondamental aura donc porté ses fruits.

Je souhaite néanmoins rappeler au Ministre qu'il ne s'agit pas de quelques tracasseries administratives mais de milliers de situations iniques et scandaleuses.

 

Je m'interroge cependant sur la cohérence de l'action de la majorité gouvernementale sur ce sujet. En effet, mardi 9 février, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a annoncé la création d'un groupe de travail « en liaison avec le ministre de l'Intérieur » sur ce même sujet...

Ce groupe de travail semble mort-né.

 

Pour conforter ce prochain acquis, je serai vigilant lors du prochain examen de la proposition de loi Warsmann de simplification du droit à ce que les mentions relatives à l'identité et à la nationalité inscrites sur les documents d'identité fassent foi jusqu'à preuve du contraire par l'administration.


François Rebsamen,

sénateur maire de Dijon

 

                 
         

 

     

 

Par Uma83 - Publié dans : Parti Socialiste
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 10:13

PostHeaderIcon-copie-1.pngLe gouvernement a transmis le 1er février à la Commission européenne son programme de stabilité et de croissance.

Dans ce programme le gouvernement

-s’engage à ramener en 2013 le déficit de nos finances publiques à 3% du PIB, ce qui permettrait à la France de respecter à nouveau le critère du pacte de stabilité et de croissance européen, et le niveau de la dette publique à 86,6% du PIB à la même date

-prévoit le retour à l’équilibre de nos comptes publics en 2020.

Ce scénario repose sur l’hypothèse que la croissance de l’économie de notre pays sera de 2,5% par an en moyenne à compter de 2011.

La politique proposée consisterait à

-ce que la croissance de la dépense publique soit contenue entre 0,5 et 1% par an à compter de 2011. Cela passe, selon ce plan, par le gel des dépenses des ministères, une progression des remboursements de l’assurance maladie inférieure à 3% par an et d’avantage de discipline du côté des collectivités locales,

-une réduction des dépenses fiscales et sociales de 2MM€ par an sur trois ans (2011, 2012 et 2013), soit 6MM au total.

Ce programme appelle les commentaires suivants :

-il n’est malheureusement pas du tout certain que la croissance atteigne 2,5% par à compter de 2011,

-le gouvernement annonce un plan de rigueur sans le dire explicitement,

-la fiscalité n’est pas sollicitée. Réduire sur trois ans les dépenses fiscales et sociales de 6MM€ seulement n’est pas à la hauteur de l’enjeu, alors que les dépenses fiscales s’élèvent à 72MM€ par an et les dépenses sociales à 46MM.

Il est donc fort probable que ce programme ne sera pas tenu.

Si la gauche revient au pouvoir en 2012, elle devra donc faire face à une situation très difficile, qui l’amènera à prendre des délicates. Il faudra à la fois engager une vaste réforme fiscale permettant de dégager des recettes supplémentaires, et fondée sur l’équité pour être acceptable par nos concitoyens, et mener une politique de maîtrise des dépenses publiques.

Le niveau de la croissance économique sera important. La précédente crise, celle de 1993, avait été suivie quatre ans après par une forte reprise, à compter de 1997, qui avait favorisé la politique budgétaire et fiscale du gouvernement de Lionel Jospin. Si un tel scénario se renouvelait, la reprise interviendrait en 2013, ce qui aiderait le gouvernement de gauche. Mais rien n’est moins sûr.


Ecrit par Dominique Villemot pour Répondre à Gauche 

* Que Dominique Villemot m'excuse mais le titre réel est:

 
Le programme de stabilité et de croissance adresse par le gouvernement a la commission européenne démontre la gravite de la situation budgétaire de notre pays.

 

Par Uma83 - Publié dans : Economie
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 19:26

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La semaine derniére, tous les sympathisants de l’Alliance de l’Olivier se sont rendu dans les gares de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour remettre un tract aux usagers des TER dénonçant le manque de moyens déployés par la SNCF pour garantir un service public fiable et de qualité.

Parmi eux, Michel Vauzelle n’a pas ménagé ses efforts. Sur les quais de la gare Saint Charles à Marseille (…)

Par Uma83 - Publié dans : Régionales 2010
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 17:22

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D’abord une petite explication sur la technique de ces fameux Cds, ce sont, en quelque sorte des « assurances » contractée à titre privé dans lesquelles  le vendeur du swap  - un échange financier, un produit dérivé financier - joue le rôle d’assureur et l’acheteur, d’assuré. Le vendeur remboursera à l’acheteur les pertes que ce dernier viendrait à subir du fait de la défaillance d’un tiers. Pour bénéficier de ce service, l’acheteur du swap verse au vendeur une prime dont le montant est déterminé par le marché en fonction du risque de perte tel qu’il est alors perçu.

La particularité de ces échanges financiers, c’est qu’il n’est pas nécessaire de courir le moindre risque pour y souscrire : on peut « s’assurer » contre tout ce qu’on veut du moment qu’on trouve une contrepartie prête à parier dans la direction opposée, si bien que dans les faits, il s’agit le plus souvent d’un simple « pari » plutôt que d’une véritable assurance. J’emploie le mot pari dans le sens spéculatif si cher aux financiers de tout poil qui se goinfrent sur notre dos, et dans le cas des CDS leur pré carré ce sont les Etats et leurs déficits publics.

LEUR METHODE


Ces spéculateurs parient sur la baisse du prix des obligations émises par le Trésor d’un Etat, en l’occurrence la Grèce, le Portugal ou l’Espagne. Ils se ruent ensuite sur les produits dérivés permettant de s'assurer contre le risque de défaut de paiement de cet Etat, par le biais des SWAPS.
 

LEUR BUT


Les revendre plus chers ensuite, en pariant sur une hausse de leur valeur ... et empocher ainsi

Au point que ce pays où est né la Démocratie, la Grèce, risque de se découvrir en cessation de paiement et en quasi faillite. Comment les Grecs en sont-ils arrivés la ? Oh j’ai déjà entendu le chroniquer de la matinal de Canal+ dire que c’était la fautes aux Socialistes…Grecs entendez-le ainsi avec quand même un sourire entendu !

Alors que les vrais économistes font un constat bien plus simple et plus limpide et accusent :

I)
 
Les AGENCES DE NOTATIONS FINANCIERES 

Depuis plusieurs années elles n’ont cessées de donné la meilleure notation financière (AAA) aux placements de type CDO, ABS ou CDS avant de se rendre compte qu'il fallait brutalement l'abaisser. Le plus souvent, ces agences de notation financière se sont contentées de collecter les données communiquées par les créateurs des titres financiers: les organismes de crédit immobilier dans le cas des ABS, les rehausseurs de crédit pour l'émission des CDO, et les banques dans le cas des contrats d'échanges censés protéger contre le risque de non remboursement, appelés CDS.

Cette indulgence peut s'expliquer par le fait que les rehausseurs de crédit soient devenus du fait de leur croissance des clients importants pour les agences de notation financière, pour la notation des CDO qu'ils émettaient. Par ailleurs, ces CDO ont trouvé une clientèle importante dans les réseaux commerciaux des banques, elles aussi clientes stratégiques des agences de notation. L'analyste financier d'une agence de notation financière avait donc commercialement intérêt à ne pas se poser trop de questions.

Dans le cas de la Grèce Ce ne sont pas elles qui ont révélé que le problème grec était plus grave qu’on ne le pensait : elles n’ont abaissé leurs notes sur la dette grecque, qu’une fois connus les nouveaux chiffres de déficit et d’endettement fournis par le gouvernement. Et leur intervention tardive ne fait qu’aggraver le problème : en abaissant leurs notes, elles condamnent l’État grec à emprunter à des taux plus élevés. Si, par malheur, les mesures adoptées par les pouvoirs publics ne leur conviennent pas et si elles abaissent encore une fois leurs notes, le problème risque de devenir quasiment insoluble.

II) Les BANQUES


Toutes les grandes banques d’investissement qui se sont illustrées pendant la crise. Pour prendre une assurance contre un risque de défaillance de l’État grec, les porteurs d’emprunts peuvent acheter ces fameux
CDS (crédit default swaps). Ainsi, au plus fort de la crise, leurs prix à cinq ans, est passé à 420 points de base. Autrement dit, pour être assuré de retrouver dix millions d’euros correspondant à la valeur de ses obligations grecques, celui qui a acheté ce CDS s’engage à verser au vendeur 420.000 euros chaque année, pendant cinq ans. Ce qui correspond à une probabilité de défaut de l’État grec, proche de 30% au cours de ces cinq ans.une somptueuse plus-value. Et oui le voilà bien  le sport à la mode chez les spéculateurs c’est de joue à « quel pays  est-il le moins en capacité de lutter contre la paupérisation de ses finances ».

Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet a appelé, dimanche, les gouvernements européens à ne pas "faire le jeu" des CDS et consorts dans la crise grecque. Avec pour objectif de limiter les déclarations gouvernementales renforçant l'inquiétude sur la situation du pays, pour certains, alors que d’autres ironisent sur « la recherche d’un modèle toujours introuvable de gouvernance européenne » comme François Leclerc, ou comme Paul Jorion posant des questions biaisantes, mais non dénués de sens, quant à l’urgence de résoudre – après tant d’années d’insouciance – le problème de la dette publique Française, et s’interrogeant sur les arrière-pensées de cette urgence, et remettant en cause le Traité de Lisbonne si cher à notre Président…

Jean-François Kahn, A qui j'ai emprunté la petite photo pleine d'humour qui orne le débute de l'article, estime que la France n'est pas à l'abri de ces cette spéculations...mais on préfére parlé de la Burka.Nikab ou des démeles Fréches/Aubry et consorts, non  que je penses que ces sujets soient d'une légereté evanescente, mais  que diront nos concitoyens si JFK  raison.


III) La BCE.

Beaucoup de banques ne souscrivent à une émission que si elles savent qu’elles pourront, en cas de besoin, apporter les titres acquis à la Banque centrale européenne (BCE), pour obtenir des liquidités en contrepartie. Or, la BCE, qui avait élargi la gamme des titres éligibles à ses opérations, pour aider les banques à se refinancer pendant la crise, envisage de revenir aux critères plus stricts habituels. La question peut ainsi se poser dans quelques mois, de savoir si les titres de la dette grecque pourront encore être mobilisés et si, en conséquence, ils trouveront encore preneurs.

 

CONCLUSION

Je ne sais ce que donnera la réunion des dirigeants européens ce jeudi, à Londres, mais les dernieres déclarations de Jean Claude Trichet, Président de la BCE « Il y a lieu de maintenir la confidentialité des informations portant sur les prêts ou les autres facilités de liquidité accordés par une banque centrale à un établissement de crédit particulier, y compris l’aide d’urgence en cas de crise de liquidité, afin de contribuer à la stabilité du système financier dans son ensemble et de préserver la confiance du public en période de crise ». Et un peu plus loin : « Le bon fonctionnement du système financier impose une exception claire, étant donné qu’une évaluation de la nécessité de divulguer l’information au cas par cas est susceptible de mener à une impasse lorsqu’une réaction rapide s’impose », n’augurent rien de bon.

En clair J.C TRICHET fait l’apologie de la suppression du droit du citoyen … et contribuable, à être informé au nom de l’ordre et de l’efficacité. Voilà l’idée que ce monsieur se fait de la démocratie.  Ne serait pas l'apologie de la Dictature...si peu mon camarade!

C’est si inquiétant que le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Khan estime que les parlementaires n’auront plus aucune pitié « quand ils verront comment le secteur financier s’est comporté après la crise ».

Pourquoi les parlementaires… pourquoi pas le peuple et son bulletin de vote.

Au fait pourquoi ne pas exhorter les parlementaires européens à renvoyer leurs chères études les impétrants aux postes de Commissaires Européens ainsi que leur Président...Trop tard ils ont osés le faire, sauf le groupe des Verts, des communistes, et la délégation nationale des Socialistes du PS.


J.Pieraggi

Par Uma83 - Publié dans : Economie
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 13:05
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Le celebre journal économique Londonien abrite-t-il -...au moins un- de vilains revolutionnaires gauchistes.
Plus gênant, sans pour autant appeler à la révolution dans les pays à économie libérale, il engage, par la plume de son plus célébre chroniqueur (et télé-travailleur) Tony Jackson, les gouyernements de ces pays à fomenter des troubles dans leurs populations respectives, afin de lutter plus efficacement contre les banquiers qui sont seuls entrain de siffler dans le noir!

Je vous livre la traduction de son article du 21 septembre (oui, je l'avoue 1SDA l'avait zappé), et pour les provençaux anglicistes l'original est .

Ca me fait du mal de devoir le dire, mais peut-être que nous nous trompons complètement sur le compte des banques. Certains disent que les financiers reviennent à leurs vieilles mauvaises habitudes et qu'il faut leur imposer des mesures de rétorsion - la première et la plus concrète consistant à revoir à la hausse les exigences de capitalisation.

 

Toutefois leurs problèmes sont peut-être plus graves qu’on ne le croit. Peut-être que certaines de leurs fautes les plus flagrantes, telle que les énormes primes d'engagement, constituent en fait une action défensive contre la crise du crédit qui arrive. Auquel cas, lutter maintenant contre elles au moyen d’exigences de recapitalisation pourrait ne faire que soulager nos bonnes consciences, aux dépens de nos finances.

 

Et il est indubitable que de telles exigences soient à l’ordre du jour. En effet, le Conseil sur la Stabilité Financière – représentant les ministères des finances ainsi que les banques centrales mondiaux – a précisé la semaine dernière que c'était là leur priorité.

 

Afin d’illustrer les risques en jeu, référons-nous à une analyse récente émanant de Institutional Risk Analyst, société américaine de consultance bancaire. Celle-ci classe les banques américaines en fonction de leur niveau d’effort allant de A à F. Le montant, incontournable, des actifs totaux des banques de niveau F – celles qui sont le plus proches du gouffre – est de $4,458bn.

 

Si ces banques se situent en dessous de ce montant, les coûts de réparation de leur déposant tomberont sur les autres banques américaines, conformément aux règles du Deposit Insurance Fund.

 

Ainsi que le fait remarquer IRA, "avant que le G20 n’aborde la question de l’augmentation du niveau des capitaux des banques, il nous faut trouver un moyen – et vite – pour stabiliser la base des capitaux existants de l’industrie bancaire".

 

Rappelons que les sommes nécessaires à la recapitalisation en bonne et due forme des banques sont colossales - non seulement à cause des pertes qu’elles ont encouru lors du crash, mais aussi parce qu’elles avaient réduit leurs capitaux propres de façon désastreuse durant les « années de bulle ».

 

Afin d’effectuer le travail correctement, nous aurions besoin de restaurer les capitalisations sur base des niveaux qu’elles avaient au milieu des années 90. Il y a six mois, le Fonds Monétaire International a fixé le coût pour les banques américaines, européennes et britanniques à $1,700bn (£1,044bn).

 

Depuis lors, selon Dealogic, ces banques ont levé $135bn en capitaux propres, nous pouvons dès lors ramener le chiffre nécessaire à $1,565bn. Mais le fait que moins d’un dixième de la somme ait été atteint n’est pas des plus rassurant...

 

Ces six derniers mois, rappelez-vous, ont vu les actions du secteur bancaire grimper en flèche, rendant ainsi les investisseurs plus disposés à payer. Et quelques levées de fonds ont également bénéficié d'aides du gouvernement.

 

Durant cette période, la valeur marchande globale des banques a plus que doublé, de $1,068m à $2,420bn. Toutefois cela leur laisse encore la possibilité d’atteindre une somme égale aux deux tiers de sa valeur de marché. On dirait qu'on a atteint la limite – spécialement depuis le dernier aperçu de Merrill Lynch témoignant du plus important des consensus, parmi les managers de fonds globaux pour les sept dernières années, selon lequel les actions du secteur bancaire sont actuellement surévaluées.

 

Pour nous tous, ces résultats pourraient avoir des effets pervers, voire fâcheux. Si les banques savent qu’il leur sera exigé d’augmenter leur capitalisation - et si elles prévoient qu’elles ne pourront pas augmenter leurs capitaux propres – elles disposent d'une seule réponse logique. Elles doivent rétrécir leur base d'actifs – ce qui signifie qu’indirectement elles devront réduire les prêts qu'elles octroient.

 

Ceci intervient à un moment où les méthodes alternatives de prêt sont toujours en déroute. Les emprunts-titres, par exemple, correspondent à moins de la moitié du sommet atteint en période de pré-crise, étant donné que les banques reviennent à l’intérieur des frontières nationales.

 

Plus important, le prêt titrisé fonctionne également à environ la moitié des niveaux de pré-crise. Cela signifie que près de $2,000bn de crédit, la plupart du temps fourni non par des banques mais plutôt par des institutions d’investissement, ont été retirés du système.

 

Malgré les mesures d’urgence prises par les gouvernements afin de pallier à cette situation, la situation ne présage rien de bon. Une large part des demandes a disparu pour de bon, sous forme de véhicules hors bilan tels que des véhicules de financement spéciaux.

 

Et les nouveaux preneurs se comptent sur les doigts de la main. Les prêts titrisés sont, par nature, des structures complexes, et leur raison d'être était d’offrir des tranches cotées triple A que les investisseurs institutionnels pourraient acquérir. Cela réclame une confiance absolue dans les agences de cotation. Aujourd’hui que cette foi est sérieusement ébranlée, qui d'autre voudrait bien aller mettre son nez dans ce genre de bourbier?

 

D’autres sources traditionnelles de placement pour les banques elles-mêmes – les marchés de vente en gros, par exemple – se trouvent encore affaiblis. Les marchés obligataires constituent une exception, mais seulement jusqu'à un certain point. Les chiffres de Dealogic démontrent que l’année dernière, les émissions obligataires des banques ont baissé – malgré l’aide du gouvernement – de 14 pour cent par rapport aux niveaux de pré-crise d’il y a deux ans. Les obligations émises par des corporations non financières, entre-temps, ont augmenté de 44 pour cent.

 

La position des gouvernements dans tout cela n’est pas enviable. Ceux-ci sont certainement conscients des dangers. Mais étant donné le pouvoir immense du lobby bancaire dans le monde entier, chaque gouvernement saura aussi que pour obliger les banques à la recapitalisation – comme cela est certainement nécessaire – il doit exploiter le ressentiment populaire tant qu’il en est encore temps.

 

Comme pour beaucoup d'autres choses, dans une crise, tout est dans le timing. Mais nous devrions veiller à ne pas prendre l’apparente satisfaction des banquiers pour argent comptant! Ils sont peut-être juste seuls dans le noir, en train de siffler pour se rassurer.
tony.jackson@ft.com

J.Pieraggi
Par Uma83 - Publié dans : Economie
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La Motion C...Morceaux choisis

Il est temps d’en finir avec la
personnalisation
des
enjeux au sein du PS.

 
Le PS doit redonner une
importance...à la
discussion
intellectuelle.

 

 Les périodes où le débat
semblait tari et où
 
les statuts
limitaient ce pluralisme,
comme
les années 1960,
sont aussi  celles des

scissions, du déclin
militant et électoral.


Attachons-nous à multiplier
les occasions
de débattre en
pérennisant le système des

Conventions thématiques
tranchées par les
militants
avec droit d’amendement.


Soumettons les résolutions
finales
des Congrès à la
ratification des militants.


Aidons le (le PS) à rompre
avec ses mauvaises
habitudes.

 

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